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Accueil arrow Connaître le quartier arrow Histoire du quartier arrow Souvenirs de guerre (1)
Souvenirs de guerre (1) Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

      Qui croira que, lorsqu'on n'avait que 5 ans en 1944, on garde encore vifs des souvenirs de guerre ? Voici quelques uns qui restent encore à Françoise, une habitante du Quartier depuis toujours :

       Pendaisons

      Sur les lieux du supplice, connus depuis sous le nom de "Pont des Pendus", l'Abbé Duplan, curé de St-Vincent, est présent et bien décidé à exercer son ministère. Un allemand le menace, veut l'écarter, le met en joue. L'abbé détourne l'arme résolument : " Vous ne m'empèchérez pas de faire mon devoir" (assister les 5 malheureux qui vont être pendus pour l'exemple).

      Françoise se souvient encore que parmi les victimes il y avait 2 cévenols : le père et le fils .

 

     Les  Bombardements de 1944

     Américains puis anglais, ces bombardemants aériens visaient particulèrement la gare de triage de Nîmes-Courbessac. Il  s'agissait de désorganiser les transports de l'occupant. Quand elle apprit la nouvelle , Françoise en fut très angoissée : c'est à la gare de triage que travaillait Tonton Georges !!!

     A la maison Giran, le père de Françoise avait pris diverses mesure pour protéger sa famille. D'abord un sac noir restait suspendu à une branche du figuier de la cour, contenant les biens les plus précieux de la famille .... surmonté de la poupée de Françoise; il fallait dans la fuite vers un abri voisin pouvoir emporter l'indispensable sans perdre un instant, partir immédiatement sans qu'on ait besoin de chercher.

     Une échelle était également préinstallée pour descendre dans le lit du cadereau : là, sous une des arches du pont, était le refuge du voisinage. 2 bancs y avaient aussi été prévus au cas ou l'alerte se serait prolongée ! ...

     Un autre refuge était aussi possible : dans un des tunnels du four à chaux, tout proche.

      Si les sirènes donnaient l'alerte, la consigne était que toute la maisonnée se rassemble sous le cèdre (qui existe toujours) d'où la famille, groupée, devait gagner le refuge.

      Françoise se souvient encore : Au cours de ces bombardements, une équipe de carabins est réunie autour d'un Professeur émérite de Montpellier, ophtalmologue reconnu. Il doit leur montrer quelque nouvelle technique opératoire ... Ecrasés par une des bombes qui touchent l'Hopital, ils meurent après une terrible agonie.

 

 

 

 

 
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